jeudi 22 décembre 2011

En route ...

J'étais crevé.

j'allais, avec ma petite voiture, sur les hauteurs de Toulouse,à la rencontre d'un paysage à dessiner.

Je roule, roule, à travers pavillons et bosquets, à la recherche de la perle rare . Rien. Je continue donc de rouler, dévalant maintenant monts et vallées.

A force de chercher, je débouche -au sortir d'un village- sur un horizon ondoyant, dans des plissés de terrains composés de champs fraîchement labourés, mêlés d'herbages aux verts très tendres sous un ciel uniformément gris.

Je fus alors SAISI .



SANS PLUS ATTENDRE, JE GARE MA VOITURE SUR LE BORD DE CETTE ROUTE DE CAMPAGNE. ET, EN CONTREBAS D'UN CHEMIN DE TERRE, JE ME POSE.

Regardant là, devant moi, le paysage.

Au départ, pas grand-chose, mais quand même une" aimantation "

Aime- en -TENSION (tiens ! c'est marrant de découvrir le sens des mots en les écrivant...)

et puis, après m'être un peu baladé face à ce que je voyais et qui, je ne sais pourquoi, me saisissait tant, je ne savais pourquoi …

je percevais de plus en plus comme une substance des choses qui se dégageait de ce que je voyais : ces bosquets d'arbres montant en taches vertes dans des camaïeux très subtils, c'était comme des notes composant une fugue à quelques voix - cela m'évoque maintenant les touches que portaient ce peintre /musicien: KLEE sur ces toiles .

C'était incroyable ce qui montait comme ça en moi au fur à mesure que je regardais ce paysage; comme si la présence de ce que je voyais m'ammenait à une montée en PRESENCE en moi. Troublé, ,je regagnais la voiture, comme dans un état second, un peu saoul. Je me suis alors assis dans la Clio, ET, là, happé par ce que je voyais, je suis devenu IMMOBILE.



Il y a dans cet état de SILENCE qui germe en soi une réalité d'Etre qui advient, du très intime, du très juste de soi et qui, comme ça, floc! éclot en nous, on ne sait d'où, au plus juste de nous.C'EST UN PEU COMME UNE BULLE D'AIR QUI REMONTE à LA SURFACE D'UN LAC ET QUI L'APAISE

AUSSITÖT. Dans cet état du pas bougé qui s'installe peu à peu. Ce moi reposait en SOI.

Cette bulle d'air, je la nomme maintenant que j'écris ce récit: l'Esprit cet état de clair-voyance"CLAIRE -VOYANCE" qui en nous monte, nous amenant à "perce- voir" autrement les choses, enfin je le ressens ainsi,

dans la JUSTESSE, les choses . En nous. à travers nous , devant nous.

Ce paysage, je le voyais autrement parce que celui-ci me changeait.

En cette fin de journée du 6 mai 2008 je n'ai pas peint , mais j'ai appris à voir autrement



-Toulouse le 10 mai 2008-

Christophe

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