Satori
Hier, en allant me promener au pont du hameau de la carole pour faire un p'tit reportage photo et vidéo de la cascade en crue pour le partager avec Sonia et Sara, je fus conduit à regarder fixement les choses, je veux dire: le phénomêne des choses que je voyais. C'est alors que peu à peu, rentrant dans dans ces choses, je me suis senti comme porté par elles, et j'ai vue des choses incroyables que j'ai tenté de photographier et filmer . Bref, j'étais comme transporté par ce que je voyais et qui me porté à être déssaisi de mon moi pour communiquer avec une réalité Autre .C'était troublant et facile à la fois car je me sentais comme porté ... Le soir, avant de me coucher j'ai poursuivi la lecture d'un livre de Poésie Japonaise (que Sara avait adorée), et à la page 16 je fus suspendu en lisant ceci: " Dans la plaine enneigée où toute herbe s'abolit le héron blanc s'est enfoui dans sa propre apparence " Dôgen (1200-1253 ) Dôgen !!!?n'était-'il pas celui qui fonda la "secte"Sôtô et qui contribua à l'essor du bouddhisme zen au Japon? et qui fut l'inspirateur pour installer la pratique du dojo zen en france par Maitre Deshimaru vers les années 68 ? et bien si, et les notes biographiques du livre de poésie me précise ceci: "ce courant philosophique accorde une place majeur à la contemplation de la beauté, ...elle facilite la plongée dans une forme de méditation passant par l'oubli de soi, éveillant la conscience à une compréhension très large de l'univers-( satori )." Et bien , c'est cette expérience que j'avais vécu le matin même , et qui m'avait transporté vers_ dans un tout autre que moi . Je sens que que c'est ainsi que je serai porté à créer aujourd'hui depuis cette nouvelle vie à Mosset ... faire en laissant faire
jeudi 29 décembre 2011
dimanche 25 décembre 2011
Par tout ce qui nous
Par tout ce qui nous glace les sens
par tout ce qui nous brûle le coeur
partout et toujours il nous faut chanter
de tout ce qui nous habite de tout ce qui nous transporte
par l'en dedans de nous
par l'au dela de nous
bien fort il est là
de celui qui est nous
de celui qui est un Autre
et qui blesse en nos coeurs la sève ardente du DESIR .
par tout ce qui nous brûle le coeur
partout et toujours il nous faut chanter
de tout ce qui nous habite de tout ce qui nous transporte
par l'en dedans de nous
par l'au dela de nous
bien fort il est là
de celui qui est nous
de celui qui est un Autre
et qui blesse en nos coeurs la sève ardente du DESIR .
samedi 24 décembre 2011
Se laissé rejoindre
jeudi 22 décembre 2011
En route ...
J'étais crevé.
j'allais, avec ma petite voiture, sur les hauteurs de Toulouse,à la rencontre d'un paysage à dessiner.
Je roule, roule, à travers pavillons et bosquets, à la recherche de la perle rare . Rien. Je continue donc de rouler, dévalant maintenant monts et vallées.
A force de chercher, je débouche -au sortir d'un village- sur un horizon ondoyant, dans des plissés de terrains composés de champs fraîchement labourés, mêlés d'herbages aux verts très tendres sous un ciel uniformément gris.
Je fus alors SAISI .
SANS PLUS ATTENDRE, JE GARE MA VOITURE SUR LE BORD DE CETTE ROUTE DE CAMPAGNE. ET, EN CONTREBAS D'UN CHEMIN DE TERRE, JE ME POSE.
Regardant là, devant moi, le paysage.
Au départ, pas grand-chose, mais quand même une" aimantation "
Aime- en -TENSION (tiens ! c'est marrant de découvrir le sens des mots en les écrivant...)
et puis, après m'être un peu baladé face à ce que je voyais et qui, je ne sais pourquoi, me saisissait tant, je ne savais pourquoi …
je percevais de plus en plus comme une substance des choses qui se dégageait de ce que je voyais : ces bosquets d'arbres montant en taches vertes dans des camaïeux très subtils, c'était comme des notes composant une fugue à quelques voix - cela m'évoque maintenant les touches que portaient ce peintre /musicien: KLEE sur ces toiles .
C'était incroyable ce qui montait comme ça en moi au fur à mesure que je regardais ce paysage; comme si la présence de ce que je voyais m'ammenait à une montée en PRESENCE en moi. Troublé, ,je regagnais la voiture, comme dans un état second, un peu saoul. Je me suis alors assis dans la Clio, ET, là, happé par ce que je voyais, je suis devenu IMMOBILE.
Il y a dans cet état de SILENCE qui germe en soi une réalité d'Etre qui advient, du très intime, du très juste de soi et qui, comme ça, floc! éclot en nous, on ne sait d'où, au plus juste de nous.C'EST UN PEU COMME UNE BULLE D'AIR QUI REMONTE à LA SURFACE D'UN LAC ET QUI L'APAISE
AUSSITÖT. Dans cet état du pas bougé qui s'installe peu à peu. Ce moi reposait en SOI.
Cette bulle d'air, je la nomme maintenant que j'écris ce récit: l'Esprit cet état de clair-voyance"CLAIRE -VOYANCE" qui en nous monte, nous amenant à "perce- voir" autrement les choses, enfin je le ressens ainsi,
dans la JUSTESSE, les choses . En nous. à travers nous , devant nous.
Ce paysage, je le voyais autrement parce que celui-ci me changeait.
En cette fin de journée du 6 mai 2008 je n'ai pas peint , mais j'ai appris à voir autrement
-Toulouse le 10 mai 2008-
Christophe
j'allais, avec ma petite voiture, sur les hauteurs de Toulouse,à la rencontre d'un paysage à dessiner.
Je roule, roule, à travers pavillons et bosquets, à la recherche de la perle rare . Rien. Je continue donc de rouler, dévalant maintenant monts et vallées.
A force de chercher, je débouche -au sortir d'un village- sur un horizon ondoyant, dans des plissés de terrains composés de champs fraîchement labourés, mêlés d'herbages aux verts très tendres sous un ciel uniformément gris.
Je fus alors SAISI .
SANS PLUS ATTENDRE, JE GARE MA VOITURE SUR LE BORD DE CETTE ROUTE DE CAMPAGNE. ET, EN CONTREBAS D'UN CHEMIN DE TERRE, JE ME POSE.
Regardant là, devant moi, le paysage.
Au départ, pas grand-chose, mais quand même une" aimantation "
Aime- en -TENSION (tiens ! c'est marrant de découvrir le sens des mots en les écrivant...)
et puis, après m'être un peu baladé face à ce que je voyais et qui, je ne sais pourquoi, me saisissait tant, je ne savais pourquoi …
je percevais de plus en plus comme une substance des choses qui se dégageait de ce que je voyais : ces bosquets d'arbres montant en taches vertes dans des camaïeux très subtils, c'était comme des notes composant une fugue à quelques voix - cela m'évoque maintenant les touches que portaient ce peintre /musicien: KLEE sur ces toiles .
C'était incroyable ce qui montait comme ça en moi au fur à mesure que je regardais ce paysage; comme si la présence de ce que je voyais m'ammenait à une montée en PRESENCE en moi. Troublé, ,je regagnais la voiture, comme dans un état second, un peu saoul. Je me suis alors assis dans la Clio, ET, là, happé par ce que je voyais, je suis devenu IMMOBILE.
Il y a dans cet état de SILENCE qui germe en soi une réalité d'Etre qui advient, du très intime, du très juste de soi et qui, comme ça, floc! éclot en nous, on ne sait d'où, au plus juste de nous.C'EST UN PEU COMME UNE BULLE D'AIR QUI REMONTE à LA SURFACE D'UN LAC ET QUI L'APAISE
AUSSITÖT. Dans cet état du pas bougé qui s'installe peu à peu. Ce moi reposait en SOI.
Cette bulle d'air, je la nomme maintenant que j'écris ce récit: l'Esprit cet état de clair-voyance"CLAIRE -VOYANCE" qui en nous monte, nous amenant à "perce- voir" autrement les choses, enfin je le ressens ainsi,
dans la JUSTESSE, les choses . En nous. à travers nous , devant nous.
Ce paysage, je le voyais autrement parce que celui-ci me changeait.
En cette fin de journée du 6 mai 2008 je n'ai pas peint , mais j'ai appris à voir autrement
-Toulouse le 10 mai 2008-
Christophe
lundi 5 décembre 2011
Juste au puits
Se laisser rejoindre par ce que nous sommes,
au plus profond, au plus intime,
juste au puits,
atteindre l'eau vive
au plus profond, au plus intime,
juste au puits,
atteindre l'eau vive
dimanche 4 décembre 2011
Remaillage en Bleu
Cet homme passant entre ses doigts les mailles du filet des heures durant, cet homme jetant les poissons restés coincés par dessus bord et continuant à dérouler la course de sa toile immense si longue, cet homme d'un certain âge se tenant droit, bien sur ses jambes, ne cessant de refaire les mêmes gestes debout sur ce petit bateau au milieu de ce tas de ferraille et de bois mêlés, entremêlés de nombreux bateaux, de maisons, de passants, de touristes et de voitures qui traversent ce village de pêcheurs, sans que ce pêcheur ni d'autres pêcheurs ne soient vus par quiconque, CET HOMME me fascine !
Chaque matin il est là présent, répétant les mêmes gestes rapidement, précisément, aisément.
La Présence de cet homme me fascine, tout dans ce qu'il est, tout dans ce qu'il fait est beau .
Il est, il fait partie de ces derniers hommes de la mer qui à Port-vendres comme ailleurs ne seront jamais connus, mais qui manifestent dans la noblesse de leur travail un savoir-faire, j'ose ajouter une manière d'être aux choses... offrant une vie belle pour ceux qui savent simplement la VOIR.
Alors merci à toi l'inconnu pêcheur au ciré jaune et au maillot invariablement rouille de m'offrir, vu de ma fenêtre, le spectacle de ton bel ouvrage .
MERCI !
jeudi 24 novembre 2011
lundi 21 février 2011
Vivre au présent
Cher lecteur , je te partage ce rêve :
celui d'une vague dans laquelle j'étais invité à me laisser porter, sans être ni devant ni derriere, juste dedans, portée par elle...
" le temps qui passe...
prends-le, savoure-le à plein, mais ne le retiens pas .
Il est comme l'eau de la source qui coule en toi
Nul ne sait vraiment d'où vient notre vie ?
nul ne sait où elle va ?
mais elle est là pleine et entiere, claire et précieuse.
Plonges toi-y tout entier
et laisse-toi partir maintenant avec elle,
elle est toi pleinement et c'est Dieu ."
celui d'une vague dans laquelle j'étais invité à me laisser porter, sans être ni devant ni derriere, juste dedans, portée par elle...
" le temps qui passe...
prends-le, savoure-le à plein, mais ne le retiens pas .
Il est comme l'eau de la source qui coule en toi
Nul ne sait vraiment d'où vient notre vie ?
nul ne sait où elle va ?
mais elle est là pleine et entiere, claire et précieuse.
Plonges toi-y tout entier
et laisse-toi partir maintenant avec elle,
elle est toi pleinement et c'est Dieu ."
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